
Jeanne d'Arc
En France, on aime les diplômes. Mais pourquoi donc? On aime aussi les complications. Fichtre! Pourquoi??? J'ai beau chercher une réponse à tous ces mystères, je n'en trouve aucune. C'est la France, un point c'est tout.
Chaque jour, tel un lavage de cerveau, mes oreilles s'entendent dire qu'il FAUT absolument obtenir tel ou tel diplôme. Comme si c'était une source de bonheur et de bien-être absolue! Soit. J'en conviens. C'est probablement une des meilleures garanties d'évolution sociale et donc celle d'un avenir ouvert sur une certaine forme de bonheur. Mais alors, pourquoi nous pousse-t-on à croquer la pomme si un serpent se cache juste derrière?
Concrètement, il faut avoir un moral d'acier, une détermination à toute épreuve, un plan de bataille mûrement réfléchi et un bon carnet d'adresses pour réussir à se frayer un chemin dans la jungle qui se trouve devant moi aujourd'hui, comme devant bon nombre d'autres jeunes gens.
On n'a rien sans rien, n'est-ce pas? Mais est-ce vraiment nécessaire de nous mettre des bâtons dans les roues à chaque fois qu'on essaie de prendre une initiative, de construire quelque chose de bien, de s'enrichir intellectuellement ou artistiquement? Est-ce bien utile de tout mettre en oeuvre pour dégoûter du travail un maximum de personnes? Le travail, si j'en comprends bien la conception de Mr. Sarkozy, devrait être un moyen de s'épanouïr, de se réaliser personnellement, de se rendre utile à la société, d'être au service d'une patrie, de lui apporter son savoir-faire, ses qualités, ses talents, bla bla bla... Beau discours! Mais qu'est-ce qu'on trouve dans la réalité? Des portes qui se ferment les unes après les autres. Jamais on ne correspond parfaitement aux critères exigés par cette société de killer où règne la loi du plus fort! Soit on a le malheur d'être trop vieux ou trop jeune, soit on est moche, trop gros ou trop diplômé, etc. Si on faisait un sondage dans chaque catégorie professionnelle, je pense que cette liste s'accroîtrait. Et encore, je ne parle que du domaine professionnel!
Je fais un bilan assez sombre des possibilités d'évolution sociale, je sais. Mais je ne suis pas née fataliste. J'ajouterai donc que, selon mes convictions personnelles et si j'en crois le fruit de mes expériences passées, il faut avoir le courage de tout tenter, même l'impossible pour espérer atteindre nos objectifs. Si toutes les portes se ferment brutalement devant nous, j'ai la certitude qu'il en reste toujours une appelée à rester ouverte pour nous permettre d'avancer dans la vie. C'est dans ce chemin de persévérance que se cache la vraie force de caractère.